Tuberculose bovine : la Basse-Navarre sous pression sanitaire
La tuberculose bovine progresse dans les Pyrénées-Atlantiques, département qui concentre près d’un quart des foyers recensés en France en 2024. Avec 18 cas confirmés l’an dernier, il fait partie des zones les plus touchées du pays.
🐄 En Basse-Navarre : un quotidien « étouffant »
En Basse-Navarre, les éleveurs subissent particulièrement les conséquences de cette pression sanitaire. Les contrôles réguliers, les restrictions de circulation des troupeaux, les abattages préventifs et les lourdeurs administratives compliquent fortement le quotidien. Beaucoup dénoncent une situation « étouffante », qui fragilise la viabilité économique des exploitations.
🚨 En Soule : une situation critique
La situation est encore plus critique en Soule : treize foyers y ont été identifiés en quelques mois, dont onze depuis l’automne. Face à cette flambée, la préfecture a instauré une Zone de Surveillance Renforcée (ZSR).
Les élevages concernés doivent réaliser des dépistages rapprochés, avec une vigilance particulière lors des estives.
⚖️ Entre impératif sanitaire et détresse paysanne
Pour les autorités, ces mesures sont indispensables afin de contenir la maladie et de préserver le statut « indemne » de la France au niveau européen. Mais dans les campagnes souletines, l’exaspération est palpable. Les paysans réclament davantage de soutien et des dispositifs plus adaptés aux réalités locales, notamment face à la présence d’animaux sauvages susceptibles de véhiculer la bactérie.
Entre impératif sanitaire et détresse paysanne, la tuberculose bovine s’impose comme un défi majeur pour l’avenir de l’élevage en Basse-Navarre.
📊 Repères chiffrés
- France (2024) : 81 foyers recensés
- Pyrénées-Atlantiques : 18 foyers (≈ 22 % du total national)
- Soule : 13 foyers en quelques mois, dont 11 depuis octobre 2024
— Alain H.
